Bras de fer politique à Tsévié : l’opposition change de stratégie

Le bras de fer autour du meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) à Tsévié connaît un nouvel épisode. Après la demande de report formulée par le maire de Zio 1, Dr Atatsi Ayawo, en raison de l’indisponibilité annoncée de la place publique d’Atikoumé le 25 octobre, les organisateurs ont adressé une nouvelle correspondance à l’autorité municipale et programmé leur rassemblement au 8 novembre 2026.

« Je confirme que le meeting du CNCC aura bien lieu à Tsévié le 8 novembre 2026 », a déclaré Éric Dupy, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des partis membres du regroupement, dans un message adressé à l’endroit du confrère Chronos.tg.

Selon le responsable de l’ANC, le courrier envoyé dans la matinée répond à la lettre du 19 octobre par laquelle le maire invitait les organisateurs à envisager un report du rassemblement. Éric Dupy a également indiqué que cette nouvelle correspondance serait transmise à notre confrère. Son contenu intégral n’était toutefois pas encore disponible au moment de la rédaction.

D’après les informations communiquées, les organisateurs pourraient proposer d’autres solutions à la municipalité afin de permettre la tenue du meeting. Il reste à connaître les propositions précises formulées au maire ainsi que sa réponse.

Ce nouvel épisode intervient après un premier report du rassemblement, initialement annoncé pour le 27 septembre 2026. À l’époque, le CNCC avait évoqué des difficultés administratives liées notamment à l’attestation de mise à disposition du site. Dans son courrier du 19 octobre, le maire de Zio 1 avait, pour sa part, expliqué que la place Atikoumé était déjà occupée par d’autres activités à la date du 25 octobre.

La situation rappelle également les difficultés rencontrées lors de précédentes mobilisations du regroupement, notamment à Vogan, où un meeting avait été organisé le 12 juillet 2026. Malgré ces obstacles, le CNCC entend poursuivre sa campagne de mobilisation à l’intérieur du pays.

Portée par les formations politiques ADDI, ANC, FDR et PSR, avec le soutien d’organisations de la société civile, cette initiative vise à mobiliser les sympathisants autour du mot d’ordre : « Non au coup d’État permanent, oui à la restauration de la C92 ».

À travers cette démarche, le regroupement conteste la réforme constitutionnelle de 2024, qui a instauré la Ve République, et réclame le retour à la Constitution de 1992. Cette revendication s’inscrit dans un débat politique toujours marqué par les divergences sur l’évolution institutionnelle du Togo et par les démarches engagées par des acteurs de l’opposition à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle.

Le rendez-vous du 8 novembre constitue désormais, selon l’annonce d’Éric Dupy, la nouvelle échéance visée par le CNCC à Tsévié. La tenue effective du meeting dépendra notamment des modalités retenues pour le lieu du rassemblement et de l’issue des échanges avec les autorités compétentes.

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