Monnaie unique de la CEDEAO : le lancement de l’ECO est imminent

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) maintient son ambition de lancer sa monnaie unique, l’ECO, en 2027. Réunis à Freetown, en Sierra Leone, le 19 juillet 2026, les dirigeants de l’organisation ont réaffirmé leur « ferme engagement » en faveur de ce projet d’intégration monétaire régionale. Le sommet s’est tenu dans un contexte régional marqué par la recomposition de l’espace ouest-africain après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, devenu effectif en janvier 2025.

La mise en circulation de l’ECO devrait toutefois suivre une approche progressive. Selon les orientations retenues, seuls les États qui remplissent les critères de convergence économique et sont prêts à intégrer le mécanisme participeront à la première phase. Les autres pays bénéficieront d’un accompagnement afin de faciliter leur adhésion ultérieure.

Pour la CEDEAO, l’ECO demeure « un instrument essentiel pour approfondir l’intégration économique régionale et promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive ». Des consultations de haut niveau se poursuivent par ailleurs entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales des États membres afin de parvenir à un consensus sur les questions techniques et institutionnelles encore en suspens.

Les dirigeants ouest-africains ont également salué l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). La Commission de la CEDEAO a été invitée à poursuivre les démarches nécessaires pour protéger cette dénomination auprès d’autres organisations régionales et internationales compétentes.

Le sommet a, en outre, approuvé la demande de la Guinée d’intégrer la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique. La Commission devra organiser une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire de décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, présenté comme le seul membre encore en fonction de cette Task Force. La Commission et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) sont également appelées à intensifier leurs échanges avec les banques centrales afin de formuler des propositions consensuelles sur les questions toujours en suspens.

Le maintien de l’échéance de 2027 constitue ainsi un nouveau jalon pour un projet monétaire longtemps retardé. Sa concrétisation dépendra néanmoins de la capacité des États concernés à respecter les critères de convergence et à parvenir à un accord sur les derniers paramètres techniques et institutionnels.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *