Togo/Santé : la grippe aviaire de retour

Le Togo fait de nouveau face à une résurgence de la grippe aviaire hautement pathogène H5N1. Quelques mois après un premier épisode enregistré en mars dernier, le virus a été détecté dans cinq fermes avicoles situées dans les préfectures de Vo, Zio et des Lacs. Face à cette nouvelle menace, le gouvernement a immédiatement activé son dispositif de riposte afin d’endiguer la propagation de l’épizootie et de protéger la filière avicole.

L’apparition de ces nouveaux foyers a été confirmée à l’issue d’investigations menées par les services vétérinaires, puis d’analyses réalisées au Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé. Dans un communiqué conjoint, les ministres en charge des Ressources animales, de la Santé et de l’Environnement ont annoncé la détection du virus H5N1 dans des exploitations situées à Agbélikouté, dans le canton d’Anyronkopé (préfecture de Vo), à Kovié (préfecture de Zio), ainsi qu’à Vodougbé, Hémadzro et Noblokomé, dans la préfecture des Lacs.

L’alerte est partie des éleveurs, confrontés à une mortalité inhabituelle et massive de leurs volailles. Les prélèvements effectués sur les sites concernés ont confirmé la présence du H5N1, une souche particulièrement redoutée en raison de sa forte contagiosité chez les oiseaux et de ses lourdes conséquences économiques pour le secteur avicole.

Conformément au plan national de lutte contre les maladies animales, les autorités ont engagé une riposte immédiate. Les mesures comprennent notamment l’abattage sanitaire des volailles infectées, l’incinération et l’enfouissement sécurisé des carcasses, la destruction des œufs, des aliments et du matériel contaminés, la désinfection complète des exploitations, la mise en quarantaine des fermes touchées ainsi que le suivi des personnes susceptibles d’avoir été exposées.

Pour limiter les risques de propagation, tout mouvement de volailles est interdit pendant 30 jours dans les localités concernées. Les marchés à volailles de ces zones ont également été fermés temporairement, le temps pour les services vétérinaires de renforcer la surveillance et d’évaluer l’évolution de la situation avant une éventuelle reprise des activités.

Les autorités appliquent également l’approche « Une seule santé » (One Health), qui associe les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale. La surveillance épidémiologique est intensifiée autour des foyers identifiés, tandis que les populations sont invitées à signaler immédiatement toute mortalité anormale de volailles, à éviter tout contact avec des oiseaux malades ou morts et à respecter rigoureusement les mesures de biosécurité.

Cette nouvelle flambée intervient alors que la filière avicole se remettait à peine de l’épisode survenu en mars 2026, qui avait touché trois fermes et entraîné la contamination d’environ 6 500 volailles. La réapparition du virus rappelle la persistance du risque sanitaire et souligne la nécessité de renforcer durablement les dispositifs de prévention dans les élevages.

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